Partout au pays, les ophtalmologistes constatent les effets des expositions environnementales saisonnières, notamment le rayonnement ultraviolet (UV), la fumée des feux de forêt et les allergènes en suspension dans l’air – sur la santé oculaire et le confort visuel des patients. À mesure que ces facteurs s’intensifient au printemps et à l’été, la Société canadienne d’ophtalmologie (SCO) souligne l’importance de la sensibilisation et des mesures préventives afin de limiter à la fois l’irritation immédiate et les atteintes oculaires à long terme.
« Les expositions environnementales constituent un facteur important – et souvent sous-estimé – de la santé oculaire globale », affirme la Dre Mona Dagher, présidente de la Société canadienne d’ophtalmologie. « Partout au pays, les ophtalmologistes observent les effets de l’exposition cumulative aux rayons UV, de la variabilité de la qualité de l’air et des allergènes saisonniers – allant d’un inconfort passager à des affections plus graves pouvant compromettre la vision. »
Le rayonnement UV demeure l’un des facteurs de risque environnementaux les mieux établis pour les maladies oculaires. Une exposition chronique est associée à la formation de cataractes, à la photokératite ainsi qu’à d’autres altérations dégénératives touchant la surface oculaire et les structures internes de l’œil. La SCO recommande aux Canadiennes et Canadiens d’intégrer des mesures de protection à leur quotidien, notamment le port de lunettes de soleil bloquant 100 % des rayons UVA et UVB ainsi qu’un chapeau à large bord lors des activités extérieures.
Fumée, allergènes et menaces saisonnières émergentes
La qualité de l’air est devenue une préoccupation croissante dans plusieurs régions, particulièrement durant la saison des feux de forêt. L’exposition à la fumée peut perturber le film lacrymal et irriter la surface oculaire, entraînant rougeur, sécheresse, sensation de brûlure et hypersensibilité oculaire. Les personnes présentant déjà une atteinte de la surface oculaire peuvent être particulièrement vulnérables. Il est recommandé de limiter les activités extérieures lors des épisodes de mauvaise qualité de l’air et d’utiliser des gouttes lubrifiantes sans agent de conservation pour soulager les symptômes.
La conjonctivite allergique saisonnière constitue également une cause fréquente d’inconfort oculaire pendant les périodes de forte pollinisation. Les démangeaisons, la rougeur, le larmoiement et l’enflure des paupières peuvent nuire de façon importante à la qualité de vie. Éviter de se frotter les yeux, réduire l’exposition aux allergènes et consulter un professionnel de la santé permettent de diminuer l’inflammation et de prévenir les complications secondaires.
Bien que de nombreux symptômes oculaires liés à l’environnement soient temporaires, la SCO rappelle que toute rougeur persistante, douleur, sensibilité à la lumière ou modification de la vision nécessite une évaluation médicale rapide.


