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Une étude de Bausch + Lomb explore la sélection des larmes artificielles pour une prise en charge personnalisée de la sécheresse oculaire

Bausch + Lomb a annoncé la publication d’un article de synthèse exhaustif portant sur la structure et le fonctionnement du film lacrymal, décrivant le panorama des formulations de larmes artificielles en vente libre et fournissant des conseils sur la manière d’adapter le choix des larmes artificielles à la biologie sous-jacente de la sécheresse oculaire des patients et à leurs facteurs individuels. Cet article de synthèse, rédigé par des experts de renom en santé oculaire aux États-Unis, en Europe et en Asie, paraît dans le dernier numéro de la revue *Expert Review of Ophthalmology* (Revue spécialisée en ophtalmologie).

« Bien que les larmes artificielles constituent le traitement le plus courant de la sécheresse oculaire, elles se présentent sous diverses formulations et ne sont pas interchangeables », a déclaré Ömür Uçakhan, professeur d’ophtalmologie et directeur du service de la cornée et des lentilles cornéennes à la Faculté de médecine de l’Université d’Ankara, en Turquie, et auteur de cette publication. « Il est essentiel de comprendre, au cas par cas, le trouble spécifique à l’origine de la sécheresse oculaire afin de choisir une formulation de larmes artificielles et d’élaborer des schémas thérapeutiques adaptés à la biologie unique du patient, à ses préférences en matière de traitement et à ses objectifs thérapeutiques. Comme le montre cette revue, l’identification des facteurs spécifiques à chaque patient à l’origine de la sécheresse oculaire est essentielle pour sélectionner des traitements capables d’offrir des résultats optimaux. »

Principaux enseignements et considérations cliniques relatifs au choix des larmes artificielles

Voici les principales conclusions de cette revue :

Les formulations de larmes artificielles diffèrent par leur composition et leur effet sur le film lacrymal et la surface oculaire. Il est essentiel de choisir une formulation adaptée à la biologie et aux symptômes de la sécheresse oculaire de chaque patient afin d’optimiser les résultats du traitement. Ces formulations comprennent :

Des formulations à base de polymères conçues pour augmenter la viscosité et prolonger la durée de séjour des larmes artificielles à la surface de l’œil, afin d’apporter un soulagement durable des symptômes de la sécheresse oculaire. Parmi celles-ci, on trouve les formulations contenant de l’acide hyaluronique (AH) qui attirent et retiennent l’eau, améliorent la viscosité et l’élasticité des gouttes ophtalmiques et stabilisent le film lacrymal. Les formulations à base d’AH sont utilisées cliniquement depuis plus de 30 ans et servent souvent de comparateur actif dans les essais cliniques portant sur de nouvelles formulations. La carboxyméthylcellulose (CMC) est l’agent le plus couramment utilisé pour augmenter la viscosité. D’autres polymères naturels et synthétiques, ainsi que des combinaisons de plusieurs polymères, contribuent à élargir l’éventail des formulations de larmes artificielles.

Les osmoprotecteurs aident à équilibrer la pression hydrique au sein des cellules épithéliales à la surface de l’œil, ce qui est essentiel pour prévenir les lésions cornéennes. Parmi ceux-ci, on trouve le tréhalose, l’érythritol, le glycérol, l’ectoïne et les fucoïdanes. Outre son activité osmoprotectrice, l’ectoïne agit également sur la couche lipidique du film lacrymal.

Les formulations à base de lipides visent à lutter contre l’évaporation rapide des larmes, un phénomène observé chez la plupart des patients atteints de sécheresse oculaire. Les lipides et les tensioactifs présents dans ces formulations restaurent et stabilisent la couche lipidique du film lacrymal. Ils contribuent également à maintenir une surface oculaire lisse, ce qui améliore la réfraction et la qualité de la vision.

Les formulations contenant des antioxydants visent à traiter certains types de lésions tissulaires et d’inflammations, considérées comme contribuant à la pathologie de la sécheresse oculaire. Les antioxydants utilisés dans les larmes artificielles comprennent la vitamine A, les analogues de la vitamine B, les vitamines B12, C et E, ainsi que l’acide alpha-lipoïque.

Les récentes avancées technologiques ont permis la mise au point de nouvelles formulations utilisant des éléments issus de la bio-ingénierie et composées de multiples composants susceptibles d’améliorer l’efficacité.

Un nombre croissant de données soutient le potentiel des formulations combinées à offrir une efficacité supérieure à celle des formulations contenant un seul ingrédient actif. Il s’agit notamment des combinaisons HA-CMC, glycérol-CMC et ectoïne-HA.

L’observance à long terme par le patient est essentielle pour optimiser l’efficacité des larmes artificielles. Le choix d’une formulation de larmes artificielles qui atténue ou élimine les obstacles à l’observance est important pour améliorer les résultats cliniques liés à la sécheresse oculaire. Les préférences des patients concernant le mode d’administration, l’effet sur la vision, les conditions de conservation, la conception du flacon et l’emballage doivent être prises en compte lors du choix d’une formulation de larmes artificielles afin de favoriser une utilisation à long terme.

Des études cliniques à long terme bien conçues sont nécessaires pour évaluer les profils relatifs de sécurité, d’efficacité et de qualité de vie des différentes formulations de larmes artificielles, y compris celles contenant des agents de conservation et celles qui en sont exemptes.

Il est nécessaire de poursuivre le développement de formulations innovantes de larmes artificielles et de systèmes d’administration intégrant de nouvelles combinaisons d’ingrédients afin de favoriser un traitement de la sécheresse oculaire plus personnalisé, centré sur le patient et adapté à la maladie.

Ces efforts devraient s’appuyer sur des données génomiques, protéomiques et métabolomiques afin de permettre une meilleure adaptation du traitement à la cause sous-jacente de la maladie chez chaque patient.

« L’un des principaux enseignements de cette revue est que l’optimisation de la prise en charge de la sécheresse oculaire nécessite une sélection des formulations de larmes artificielles existantes centrée sur le patient, tout en faisant progresser de nouvelles thérapies de la sécheresse oculaire fondées sur la biologie pour l’avenir », a déclaré Mohamed Yassine, vice-président des affaires médicales et scientifiques chez Bausch + Lomb. « Nous continuons de nous appuyer sur notre histoire d’innovation et d’offrir aux patients et aux cliniciens une gamme d’options susceptibles d’améliorer les résultats du traitement de la sécheresse oculaire. »

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