La société Bausch + Lomb a annoncé la publication des résultats d’un sondage multinational portant sur les symptômes, les interactions avec les professionnels de la santé et les expériences de traitement, dans le but de mieux comprendre le point de vue des consommateurs sur la sécheresse oculaire. Les résultats ont montré que les symptômes de sécheresse oculaire autodéclarés étaient plus fréquents que les diagnostics posés par les professionnels de la santé, et mettent en évidence des possibilités d’améliorer la sensibilisation des patients, leur éducation et leur accès en temps opportun à des soins appropriés.
« Les symptômes de la sécheresse oculaire sont courants et sont souvent attribués à des facteurs comportementaux ou environnementaux, ce qui peut contribuer à la confusion et à des retards dans la recherche d’un avis professionnel », a déclaré Piotr A. Wozniak, M.D., Ph.D., auteur principal, chirurgien réfractif et spécialiste de la sécheresse oculaire à la clinique ophtalmologique Wzroq de Varsovie, en Pologne. « Les résultats de cette vaste enquête multinationale ont montré que les symptômes de sécheresse oculaire autodéclarés sont plus fréquents que les diagnostics posés par les professionnels de la santé, de nombreux répondants éprouvant ces symptômes quotidiennement. Les répondants ont fait état de difficultés liées à l’utilisation d’écrans, à la lecture, à la productivité au travail et à la conduite automobile, et bon nombre d’entre eux ont indiqué qu’ils géraient eux-mêmes leurs symptômes, qu’ils retardaient la consultation ou qu’ils ne consultaient pas de professionnel de la santé. Dans l’ensemble, ces résultats soulignent l’importance de l’éducation des patients et des cliniciens, ainsi que d’une évaluation en temps opportun, pour favoriser une prise en charge adéquate de la sécheresse oculaire. »
L’enquête multinationale intitulée « Needs Unmet in Dry Eye: Symptoms, Treatment and Severity » (NESTS) « Besoins non satisfaits liés à la sécheresse oculaire : symptômes, traitement et gravité » s’est déroulée en deux phases. La phase I a porté sur une cohorte issue de la population générale, composée de 2 580 répondants. La phase II a inclus 2 572 participants appariés selon le sexe, l’âge et la région géographique, ayant déclaré souffrir de sécheresse oculaire au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Pologne et en Arabie saoudite.
Résultats clés
Les résultats de l’enquête ont montré que les symptômes de sécheresse oculaire autodéclarés étaient plus fréquents que les diagnostics de sécheresse oculaire établis par un professionnel de la santé. Dans les cinq pays, entre 14 % et 39 % (pourcentage le plus bas – pourcentage le plus élevé) des répondants de la cohorte de la population générale (phase I) ont déclaré souffrir régulièrement de sécheresse oculaire, tandis que 13 % à 25 % ont déclaré avoir reçu un diagnostic de sécheresse oculaire par un professionnel de la santé. Parmi les autres constatations, on note :
Parmi les répondants de la population générale (phase I), de 13 à 26 % présentaient fréquemment des symptômes de sécheresse oculaire et de 33 à 41 % supplémentaires en présentaient occasionnellement
Un diagnostic de syndrome de sécheresse oculaire posé par un professionnel de la santé a été déclaré par 13 à 25 % de la population générale (phase I) et par 39 à 61 % des répondants ayant déclaré eux-mêmes souffrir de sécheresse oculaire (phase II)
Environ un tiers des répondants souffrant de sécheresse oculaire dans la phase II (17 à 39 %) ne savaient pas s’ils avaient reçu un diagnostic de sécheresse oculaire aqueuse ou évaporative.
La plupart des répondants souffrant de sécheresse oculaire (phase II) présentaient des symptômes depuis un à cinq ans (58 à 71 %), tandis que 19 à 33 % d’entre eux en souffraient depuis six ans ou plus.
Parmi l’ensemble des répondants atteints de sécheresse oculaire (phase II), 41 à 58 % présentaient des symptômes quotidiennement et 28 à 41 % supplémentaires en présentaient plusieurs fois par semaine. Moins de 5 % des personnes souffrant de sécheresse oculaire ont déclaré ressentir des symptômes moins d’une fois par semaine.
Environ un tiers (30 à 39 %) des répondants atteints de sécheresse oculaire (phase II) ont vu leur état s’aggraver au cours de l’année précédente, tandis que seulement 5 à 18 % ont signalé une amélioration.
Plus de 80 % des répondants atteints de sécheresse oculaire (phase II) ont dû modifier leur comportement en raison de leur sécheresse oculaire, principalement en limitant leur exposition à l’écran.
Les répondants souffrant de sécheresse oculaire (phase II) attribuaient leur affection à diverses causes comportementales, physiologiques et environnementales, 24 à 35 % d’entre eux estimant qu’il s’agissait d’une conséquence inévitable du vieillissement.
Parmi les répondants souffrant de sécheresse oculaire (phase II) ayant déjà consulté un professionnel de la santé à ce sujet, la plupart ont indiqué qu’ils ne suivaient actuellement aucun traitement prescrit par un médecin pour cette affection.
Parmi ceux qui avaient consulté un professionnel de la santé pour la sécheresse oculaire, jusqu’à un quart ne considéraient pas avoir reçu les meilleurs conseils possibles de la part de leur professionnel de la santé actuel
Au moins 70 % des personnes souffrant de sécheresse oculaire (phase II) avaient utilisé au moins une fois des produits en vente libre, les gouttes lubrifiantes étant les plus populaires; toutefois, les principales préoccupations concernant les traitements contre la sécheresse oculaire étaient la nécessité de les utiliser plusieurs fois par jour (20 à 28 %) et le fait que l’effet perçu de chaque instillation ne durait pas assez longtemps (20 à 27 %)
Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent un écart entre la fréquence des symptômes de sécheresse oculaire autodéclarés et les diagnostics rapportés par les professionnels de la santé. Ils mettent en évidence des possibilités d’évaluation en temps opportun, d’une meilleure éducation des patients et des cliniciens, ainsi que de parcours de prise en charge plus personnalisés pour soulager le fardeau quotidien associé à la sécheresse oculaire.
Méthodologie
Le sondage a été mené entre février et avril 2025 dans cinq pays (nombre de répondants pour les phases I et II, respectivement : Royaume-Uni, 508 et 506; France, 512 et 513; Allemagne, 507 et 523; Pologne, 534 et 521; et Arabie saoudite, 519 et 509). Les répondants des deux cohortes étaient des adultes (âgés de 18 ans ou plus), ceux de la cohorte atteinte de sécheresse oculaire ayant déclaré souffrir régulièrement de symptômes de sécheresse oculaire. L’enquête a été menée à l’aide d’un questionnaire en ligne proposant des réponses prédéfinies et, le cas échéant, la possibilité de fournir une réponse supplémentaire.


